CLASSIQUES DE LITTÉRATURE (Coups de coeur) 

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Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë. (Wuthering Heights)
Voilà un livre qu’on n’oublie pas, moins pour la qualité d’écriture que pour l’histoire en elle même. Une histoire d’amour, mais un amour pas comme les autres. Une passion taintée de folie et de rage, de jalousie et de haine.
Voilà un petit résumé:
Mr Earnshaw a deux enfants, un fils, Hindley, et une fille, Catherine. Un jour, il revient d’un voyage avec un enfant abandonné âgé de six ans, Heathcliff, un jeune bohémien. Hindley entre rapidement en conflit avec Heathcliff et, à la mort de leur père, devient le maître de la maison. Heathcliff est traité plus durement que jamais. Mais Catherine et Heathcliff s’aiment tendrement et leurs sentiments enfantins deviennent plus profonds encore à l’adolescence. Ils s’échappent fréquemment dans la lande pour rêver à des jours meilleurs, chacun d’entre eux étant doté d’un caractère puissant. Hindley se marie avec Frances. Malheureusement, son épouse meurt trois mois après la naissance de leur fils, Hareton. Hindley est fou de chagrin, se met à boire et devient plus aigri encore. Catherine, qui ne peut renoncer à un statut social important sacrifie son amour pour Heathcliff et se décide à épouser un riche héritier, Edgar Linton.

Mais Heathcliff, blessé par cette annonce de mariage, blessé dans son orgueil et ne pouvant souffrir pareille humiliation de la part de celle qui est tout pour lui, s’enfuit. Son départ rend Catherine très malheureuse mais Heathcliff, devenu amer et vil prépare une vengeance démoniaque avant de revenir quelques temps plus tard dans la demeure familiale. La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif..
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Je n’en dis pas plus pour celles qui voudraient le lire!
Pourquoi ce roman et si célèbre? Qu’est-ce qui fait de cette histoire d’amour, une des plus belles mais aussi une des plus mémorables qui soit?

Je dirais que ce personnage d’Heathcliff fait toute la différence. On se prend de pitié pour lui au début et on finit par ne plus le comprendre, l’amour rend fou et ce roman l’illustre très bien. L’amour transcende les classes sociales et le temps, et même la mort comme vous le comprendrez si vous le lisez.

De plus la passion que partage Catherine et Heathcliff n’est pas de celles qui se cachent dans les coins sombres, c’est une passion pure et unique même si elle est dévastatrice. Catherine déclare dans une fameuse réplique « Je suis Heathcliff ». Elle entend par la que les amants se sentent identiques et fusionels en tout point.

Les personnages que nous dépeint Emily Brontë sont torturés et sombres à souhait, à l’instar de leur environnement.

Lol vous direz que j’ai un penchant pour les esprits torturés et vous aurez raison!
« Ma grande raison de vivre, c’est lui. Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister ; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l’univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie. Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans les bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l’hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessaire. Nelly, je suis Heathcliff! Il est toujours, toujours dans mon esprit ; non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être. Ainsi, ne parlez plus de notre séparation ; elle est impossible… »
« Puisses-tu ne pas trouver le repos tant que je vivrai! Tu dis que je t’ai tuée, hante-moi, alors! Les victimes hantent leurs meurtriers, je crois. Je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Sois toujours avec moi… prends n’importe quelle forme… rends-moi fou! mais ne me laisse pas dans cet abîme où je ne puis te trouver. Oh! Dieu! c’est indicible! Je ne peux pas vivre sans ma vie! Je ne peux pas vivre sans mon âme! »
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HAMLET de William Shakespeare
Voilà un résumé assez complet pour celles qui ne l’ont jamais lu:
Peu de temps après la mort mystérieuse du roi de Danemark, sa veuve se remarie avec Claudius, son frère. Le fils du roi défunt, le prince Hamlet, vit mal ce remariage pointant le peu de scrupules de sa mère de ne pas respecter le deuil et questionne sa vertu. Un soir, des gardes annoncent qu’ils ont vu un spectre sur les remparts. Pendant ce temps, Hamlet fait sa cour à Ophélie, fille du ministre Polonius. Laërte, le frère de la jeune fille est réticent vis-à-vis de la liaison du prince et de sa sœur. La nuit, sur les remparts, Hamlet rencontre le spectre de son père qui lui révèle qu’il a été assassiné par son frère, Claudius. Le comportement d’Hamlet devient de plus en plus fantasque et désespéré. Il pense à la mort et au suicide mais la peur du châtiment de l’au-delà le ralentit dans sa démarche. On met sa folie sur le compte de son amour contrarié pour Ophélie mais il n’en est rien. L’arrivée de comédiens ambulants donne à Hamlet l’idée d’un stratagème: il modifie la pièce qu’ils vont jouer pour y introduire une allusion évidente au meurtre du roi par Claudius. A la suite du scandale déclenché par la représentation, Claudius se méfie d’Hamlet pensant avoir été démasqué, et envoie Polonius l’espionner. Le roi ordonne à Guildenstern et Rosencrantz d’emmener Hamlet en Angleterre pour le prémunir d’une possible animosité à son égard. Seul, le roi se souvient du meurtre qu’il a commis et se demande comment échapper à toute punition. Hamlet entre dans l’intention de tuer Claudius, mais se ravise, préférant lui donner une mort aux yeux de tous. Plus tard,dans un échange avec sa mère, Hamlet lui raconte tout, et tente de lui montrer le fantôme qui apparaît alors à ses yeux. La reine ne le croit pas et le pense aussi fou qu’on le disait. Avant l’apparition du spectre, la reine prend peur et crie, Polonius, caché derrière une tapisserie appelle à l’aide. Hamlet, entendant du bruit, feint de croire que c’est un rat, et donne un grand coup d’épée au travers de la tapisserie. Polonius meurt. Après l’annonce de la mort de son père, Ophélie devient folle et se noie. Claudius manigance avec Laërte, fou de douleur après la perte de sa sœur, l’assassinat d’Hamlet. Ce dernier qui se cachait, assiste cependant aux obsèques d’Ophélie et les deux se jettent dans la fosse et se battent. Ils sont finalement séparés mais le combat n’est que reporté. A l’occasion d’un tournoi d’escrime organisé par le roi pour sceller une prétendue réconciliation, Hamlet et Laërte échangent leurs fleurets et Laërte est blessé à mort par la lame empoisonnée destinée à Hamlet. Au même moment, la reine s’empoisonne par inadvertance avec la coupe que devait boire son fils. Mais Hamlet tue Claudius avant de mourir pour finaliser sa vengeance. Après cette effroyable boucherie, où l’horreur n’est tempérée que par cette invraisemblance qui accompagne l’absurdité, Fortinbras vient à passer par là, en revenant de Pologne, à la tête de toute son armée. Il est désigné pour monter sur le trône du Danemark selon les dernières volontés d’ Hamlet et ordonne qu’on célèbre avec magnificence les funérailles d’Hamlet, dont on emporte le corps inanimé.
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Vous l’aurez compris, beaucoup de sentiments sont ici exprimés. L’amour, l’amitié, la haine, la vengeance, la peur, le doute, le désespoir..
||Hamlet dans cette pièce passe par plusieurs états et questionne le sens même de l’existence. Ce qui sépare cette tragédie de n’importe quelle autre, c’est que Hamlet ne cesse de repousser ses actes car il doute du bien-fondé des informations et de ses actions. Est-ce que le fantôme est bien réel ou est-ce une manigance? Est-ce que le fantôme a de réelles infos sur sa propre mort ou sont elles corrompues? Comment pourrait on avoir une source sûre sur un meurtre qui n’a pas de témoins? Est-ce que nos actes auront les conséquences qu’on voudrait qu’elles aient? Que sait on de l’au-delà?
||Cette tragédie met la lumière sur le fait que nos vies et nos actions sont souvent construites autour d’un constant doute et de l’indécision. Elle montre aussi que la mort est la seule certitude car elle apporterait les réponses aux incessantes questions qu’il se pose. La fameuse et philosophique réplique « Être ou ne pas être. » est motivée par son profond désespoir et prétend par la que personne n’endurerais la dureté de la vie et ses souffrances si ce n’était à cause de la peur de l’au-delà car ses valeurs religieuses interdisent le suicide. Extrait:
« Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus… et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; »
||Autre point important, Hamlet pointe le fait que personne n’échappe à la mort et que Roi ou pesant, nous sommes tous pareils après la mort, le corps se désintégrera et sera dévoré par les vers de la même façon.

Extrait:

« Mais non, rien que de simple en ces métamorphoses. Rien qu’on puisse nier. Tiens Alexandre (Le grand) est mort; On le met au tombeau; là, tous en sont d’accord, H redevient poussière; et sa cendre est de terre, Et la terre est argile, et, sans plus de mystère, De J’argile qui fut Alexandre le Grand, Un potier peut bien faire un pot, au demeurant! L’imperial César, mort, redevenu boue, Peut remplir une fente ou la bise se joue, Et l’argile qui tint en suspens l’univers

Va plâtrer un vieux mur rongé par les hivers. »

||Politiquement, Shakespeare nous démontre aussi la relation entre la santé d’un pays et son dirigeant, quand il décrit le Danemark comme un corps rendu malade par la corruption du roi et de la reine.
Voilà j’espère que ça aura éclairé certains sur cette célèbre pièce, une de mes préférées peut-être car je comprend son esprit torturé de questions existentielles et franchement, qui n’en a jamais eu? ^^ —

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REBECCA, de Daphné du Maurier.

Nous sommes à Monte Carlo, dans les années 1930. La narratrice, dont on ne connaîtra jamais le nom, est demoiselle de compagnie d’une femme insupportable, Mrs Van Hopper. Incorrigible pipelette, cette horrible femme se complait dans le commérage. La narratrice et elle sont descendues à l’Hôtel Côte d’Azur de Monte Carlo. Là, Mrs Van Hopper a vite fait de remarquer Maximilien de Winter dès son arrivée et de l’aborder. Il est de notoriété commune que M. de Winter est veuf, que sa femme s’est noyée. Il est, dit-on, inconsolable depuis ce triste événement. Rapidement, M. de Winter et la narratrice commencent à se fréquenter. De discussions en promenades en auto, ils se découvrent, apprennent à s’apprécier. Maximilien ne tarde pas à la demander en mariage et la jeune femme, qui n’osait en rêver, croit vivre un véritable conte de fée. Après leur voyage de noce en Italie, Maxim ramène la jeune Mrs de Winter à Manderley.
C’est là que les ennuis commencent. Manderley est la demeure dont a toujours rêvé la jeune Mrs de Winter, depuis sa plus tendre enfance. Mais elle ne parvient pas à s’y sentir chez elle. La sensation de malaise qu’elle a ressenti dès le premier jour, à son arrivée dans le domaine, persiste. Partout, tout le temps, elle se heurte à Rebecca, la première Mrs de Winter. Rebecca qui a choisi la décoration du petit salon. Rebecca qui a choisi les plantes odorantes du jardin. Rebecca qui faisait toujours les choses parfaitement bien. Rebecca qui semblait toujours si à son aise en société. Sa mémoire est palpable partout, notamment grâce aux bons soins de l’horrible Mrs Danvers. L’intendante de Manderley, qui se révèle être une femme méchante et sournoise, vouait un véritable culte à Rebecca et prend la jeune héroïne en grippe dès son arrivée de la nouvelle Mrs de Winter à Manderley. Elle lui faire comprendre par tous les moyens à sa disposition qu’elle n’est pas à sa place ici, qu’elle n’a ni la classe, ni la beauté de Rebecca. Qu’elle n’a pas le goût aussi sûr que Rebecca. Qu’elle est loin d’arriver à la cheville de Rebecca. Et la jeune femme commence à en souffrir. Accumulant les faux pas, les maladresses, elle ne heurte à un mur face aux domestiques. Plus le temps passe et moins elle se sent à l’aise, moins elle ose prendre des initiatives. Et puis, après quelques semaines, la jalousie et le désespoir commencent à s’installer en elle. Comment lutter contre une morte dont tous semblent vénérer la mémoire ? Même Maxim semble ne pas pouvoir oublier sa première femme. Résignée, la jeune Mrs de Winter est sur le point d’abandonner quand un drame va changer sa vie et sa perception des choses à jamais..
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Je ne vous en dit pas plus.

Un roman dit gothique, de part ses décors sombres, une mémoire d’outre tombe et de nombreux mystères.

À la fois thriller, polar et romance. Ce roman ravira tous les goûts.

Nombre de rebondissements dans cette histoire qui nous fait penser d’une manière au début du livre et puis, nous penche à droite, puis à gauche. On se prend à chercher des excuses, on se fait notre propre morale, on se met à la place des personnages.

Remplacer une ex-femme a toujours été délicat, mais encore plus quand elle est morte et qu’elle laisse derrière elle un piédestal impossible à atteindre.

La jalousie y est abordée, la différence de classes sociales, les valeurs et les apparences trompeuses..

Si vous avez aimé Jane Eyre ou les hauts de Hurlevent, vous aimerez beaucoup Rebecca. ^^ —
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LE ROMAN DE LA MOMIE de Théophile Gautier

Résumé:

Non loin du Nil, dans la vallée de Biban-el-Molouk, un jeune aristocrate anglais, lord Evandale, et un égyptologue allemand, le docteur Rumphius, découvrent une tombe inviolée grâce à l’aide d’un escroc grec dénommé Argyropoulos. Depuis plus de 3 500 ans, nul n’a foulé le sol de la chambre funéraire dans laquelle repose le sarcophaged’un pharaon. Mais quand on ouvre le lourd couvercle de basalte noir, les deux hommes trouvent, à leur grande stupéfaction, la momie parfaitement conservée d’une jeune femme d’une magnifique beauté appelée Tahoser. Après la découverte de cette momie, le roman raconte l’histoire de cette momie et de ses amours.

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Encore une lecture imposée que j’avais pris plaisir à lire. C’est une fiction mêlée à un passé historique qui lui est bien réel, vu que l’histoire revient sur le peuple hébreu au temps des Pharaons, jusqu’à leur fuite dirigée par Moise et la défaite des Égyptiens. Une romance assez originale étant donné que Tahoser, la belle Égyptienne que convoite le Pharaon est en fait amoureuse d’un juif nommé Poeri. Elle avait fait sa connaissance en se faisant passé pour une pauvre, sous le nom de Hora. Mais le jeune homme est promis à une autre, une jeune et belle hébreu. À coups de trahisons ou de malheureuses circonstances, le destin se mettra en travers du chemin de Tahoser.
Malgré la fiction, l’auteur a voulu rester fidèle à l’histoire et la chronologie des événements, décrivant parfaitement le mode de vie de l’époque, du quotidien jusqu’à leur tenues vestimentaires.
Le thème du livre reste tout de même l’amour impossible. Tout d’abord, Tahoser et Poeri, que tout sépare et dans un deuxième temps le Lord Anglais, qui semble sous le charme de cette belle momie, si bien conservée après trente siècles. Un amour qu’il gardera précieusement puisque qu’il ne se maria jamais!
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SOUVENIRS DENFANCE DE Marcel Pagnol

* 1957 : La Gloire de mon père

* 1957 : Le Château de ma mère

* 1960 : Le Temps des secrets

* 1977 : Le Temps des amours
Ces quatre tomes composent la série des Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Au départ, il devait constituer une trilogie mais au fur et à mesure de la rédaction, il s’aperçoit de l’abondance de ce qui lui reste à raconter et remanie le projet à plusieurs reprises, mais ne terminera pas le dernier tome qui restera inachevé.
1-La gloire de mon Père.
Le récit débute dès la naissance de l’auteur, fait part de ses premières années passées à l’école puis de ses vacances en famille au village de la Treille pendant l’été de 1904, et prend fin sur les exploits de son père durant une partie de chasse dans les collines du massif du Garlaban.

On y voit comment le petit Marcel parvient à épanouir peu à peu sa personnalité, celle d’un fils aîné de Provence, passionné par la lecture et les aventures dans les collines, partagé entre son amour exclusif pour la belle couturière, éternelle jeune fille incarnée par Augustine, qui sera une mère tendre et discrète, et l’admiration pour son père, Joseph le maître d’école, anticlérical et anti-alcoolique, mais profondément humain. Il ne deviendra complètement son héros qu’en lui prouvant qu’il aime autant que lui ses chères collines, glorifié par un exploit de chasse. L’enfant se débat entre ses rêves et les découvertes parfois angoissantes de la réalité du monde où il vit : Les adultes peuvent aussi mentir…
« Il faut dire qu’à cette époque, les microbes étaient tout neufs, puisque le grand Pasteur venait à peine de les inventer »
« De plus, je découvris ce jour-là que les grandes personnes savaient mentir aussi bien que moi, et il me sembla que je n’étais plus en sécurité parmi elles. »
2- Le château de ma mère.
Les familles Pagnol et Jaubert passent toujours leurs vacances au pied du Garlaban. Le jeune Marcel Pagnol se lie d’amitié avec un jeune paysan, Lili des Bellons. Il évoque le parcours des deux garçons pour poser des pièges à oiseaux dans les collines. De leur côté, Joseph et l’oncle Jules rapportent tant de gibier qu’ils peuvent payer la location de la bastide neuve.

La fin de l’été est un drame pour Marcel, qui décide de fuir pour vivre dans les collines avec l’aide de Lili. Mais il renonce à ce projet.

La famille décide de monter chaque samedi à La Treille, mais le trajet est long. Heureusement, Bouzigue, piqueur du canal de Marseille et ancien élève de Joseph, leur remet une clé permettant de suivre le cours d’eau à travers des propriétés privées et de gagner un temps précieux par ce raccourci. Mais traverser les châteaux est une épreuve angoissante, particulièrement pour Augustine, la mère de Marcel. Un jour, un garde les surprend, et Joseph humilié sera dans la crainte de se voir infliger un blâme ou d’être révoqué par l’inspecteur d’Académie. Heureusement, les choses s’arrangent grâce à Bouzigue. Marcel achève son récit en passant du souvenir d’un mémorable dîner de cette période à l’évocation de la mort de sa mère cinq ans plus tard, puis de celle de son propre frère Paul, devenu chevrier ; et enfin celle de son ami Lili, tombé au front durant la Première Guerre mondiale « sur des touffes de plantes froides dont il ne savait pas les noms ».
« Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d’inoubliables chagrins. Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants. »
3- Le temps des secrets.
Marcel Pagnol grandit et poursuit de nouvelles vacances d’été dans les collines du Garlaban, ensuite ce sera le moment d’entrer au Grand Lycée de Marseille. Et entre cette rentrée de grand garçon et ce début des vacances, milles tracas, milles secrets vont venir émailler ces tendres moments à la Bastide Neuve. Le jeune Marcel Pagnol décrit ses premiers émois sentimentaux après sa rencontre avec Isabelle Cassignol, fille d’un prétendu grand poète en vacances à La Treille.
 » Dans le silence humide et tiède, sous la lumière couleur d’étain, au chuchotement de la pluie, le battement confidentiel de la pendule fabriquait patiemment nos minutes communes, et je sentais profondément la douceur de nous taire ensemble.  »
 » Je finis par conclure que l’amour qui rendait fou était une affaire de grandes personnes, et surtout de femmes.  »
4-Le Temps des amours marque la fin de cette série dans un roman inachevé et publié en 1977 à titre posthume.
« C’est sans la moindre inquiétude, mais au contraire avec une véritable joie que je quittai la maison, un matin d’octobre, pour la rentrée au lycée, où j’étais admis en cinquième A2. Personne ne m’accompagnait : le cartable au dos, les mains dans les poches, je n’avais pas besoin de lever la tête pour regarder le nom des rues. Je n’allais pas vers une prison inconnue, pleine d’une foule d’étrangers : je marchais au contraire vers mille rendez-vous, vers d’autres garçons de mon âge, des couloirs familiers, une horloge amicale, des platanes et des secrets… Mon entrée dans la cour fut triomphale: je n’étais plus le « nouveau » dépaysé, immobile et solitaire, qui tourne la tête de tous côtés, à la recherche d’un sourire, et peut-être d’une amitié : je m’avançai dans ma blouse en loques et, aussitôt, agneau, Nelps et Vigilanti s’élancèrent vers moi en poussant des cris.  »
 » La preuve que Dieu est ami des joueurs de boules, c’est que les feuilles des platanes sont proportionnées à la force du soleil.  »
 » Ce n’est que bien plus tard que je découvris l’effet le plus surprenant de ma nouvelle vie scolaire : ma famille, ma chère famille, n’était plus le centre de mon existence.  »
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Ces livres ont marqué mon enfance/adolescence, j’avais apprécié la simplicité et les touches d’humour de l’auteur. Les descriptions ne sont pas redondantes et longues mais précises et directes. On se laisse séduire par son histoire et on se reconnaît à un moment ou un autre.

Il décrit des sentiments humains et communs à tous comme l’amitié enfantine, l’amour, le besoin de reconnaissance des parents, l’entrée à l’âge adulte et la maturité mais aussi la réalisation que les parents ne sont pas parfaits et surtout qu’ils ne sont pas éternels.

Ce sont des lectures courtes et agréables qui décrivent le Sud de la France et la fameuse Garrigue.

Une belle découverte pour ceux qui ne connaissent pas et de beaux souvenirs pour les nostalgiques. ^^ —

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À suivre!

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