La perle et la coquille -Nadia Hashimi ★★★★★

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⛔️⛔️Alerte Spoiler ⛔️⛔️
(Ne pas lire ce commentaire si vous ne l’avez pas lu)
J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, ce n’est qu’à partir d’une centaine de pages que je ne voulais plus le quitter. Je me suis mise dans la peau du personnage et je me suis demandée plusieurs fois comment j’aurais réagi dans leur situation.

Évidemment la mentalité que l’on a est très différente mais on ressent sa frustration, son envie de crier, de s’enfuir. J’ai eu le sentiment d’étouffer comme quand la claustrophobe que je suis ne voit plus d’issue. On voudrait pouvoir trouver une solution, on est comme sa chère tante qui voudrait retourner ciel et terre pour changer les choses même si c’est une fatalité. C’est comme jeter des cailloux sur un tank, c’est peine perdue. J’ai pleuré avec Rahima..j’ai pleuré à son retour de Kaboul. En tant que mère, j’ai ressenti sa douleur, une douleur si grande qu’on a l’impression qu’ un corps humain ne sera jamais capable de la contenir. J’ai ressenti sa rage aussi. Je crois que je n’aurais pas eu sa foi, sa patience, son courage. Et sa pauvre sœur, difficile d’imaginer que sa vie était si dure qu’elle y préférait la pire torture qu’elle s’infligea à elle même. Et Shekiba, difficile d’imaginer tant de malheurs dans une seule vie. Je me disais souvent « quand est-ce que ça va s’arrêter? »
C’est vrai que c’est dramatique et en même temps c’est une leçon d’espoir, une leçon de détermination.

J’ai beaucoup aimé les petites métaphores de la tante, cette femme est une tempête et une brise de fraîcheur. Tellement de sagesse dans ses paroles. Mes citations préférées sont:

“La vie est difficile ici-bas. Nous perdons nos pères, nos frères, nos mères, nos oiseaux chanteurs, et des fragments de nous-mêmes. Les fouets s’abattent sur les innocents, les honneurs vont aux coupables, et il y a trop de solitude. Je serais idiote de prier pour que mes enfants échappent à tout cela. Trop demander peut faire empirer les choses. Mais je peux prier pour de petites choses, comme les champs fertiles, l’amour d’une mère, le sourire d’un enfant – une vie plus douce qu’amère.”

« Pauvre fille. Elle a quitté un toit qui fuyait pour se retrouver assise sous la pluie. »
“Dans une colonie de fourmis, on est inondé par la rosée.”
« On n’arrête pas un âne qui n’est pas à soi »

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