UNE BONNE ÉPOUSE INDIENNE de Anne Cherian ★★★★☆

Description:

Neel a beau avoir étudié aux Etats-Unis et être devenu un brillant anesthésiste dans un grand hôpital de San Francisco, il n’échappera pas à un mariage arrangé – une tradition presque immuable en Inde.

Au cours d’un bref voyage pour voir sa famille, le piège se referme et le voilà lié à Leila, qu’il n’a vue qu’une seule fois. Certes, elle est belle, douce, cultivée, intelligente, mais il n’en veut pas.

Il préfère, de loin, son explosive maîtresse californienne. Ce qu’il ne sait pas, c’est que Leila va attendre son heure et, sans bruit, sans drames, sans scènes, réserver à son époux bien des surprises.

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MON AVIS:

Ce n’est pourtant pas mon genre de lecture habituel, mais ce livre m’a bel et bien embarqué!

Beaucoup de thèmes sont abordés dans ce roman, le mariage, l’adultère, les mariages arrangés, l’émancipation de la femme, et encore d’autres que je ne dévoilerais pas de peur de spoiler.

Bien que l’histoire se passe en ‘Amerrrrique’, l’Inde est présente à chaque page, avec ses valeurs, sa culture et sa cuisine.

L’auteure ne fait ni l’apologie, ni le procès des mariages arrangés, c’est un regard neutre et objectif sur une institution qui n’est en fait pas si différente de certains procédés modernes.

Les personnages sont plutôt attachants, surtout Leila. Je trouve que l’auteure nous permet de vraiment vivre ses pensées et ressentir ses émotions.

On ne peut qu’essayer de se mettre à sa place, mais parfois les solutions qui nous viendraient à l’esprit ne sont pas toujours les meilleures. Ce roman soulève des questions très profondes comme le fait de respecter choix qui nous paraît insensé. Est-ce qu’empêcher une femme de décider de son sort même s’il nous paraît terrible est une entrave à sa liberté? Avons nous le droit de choisir à la place de quelqu’un, simplement parce que certains choix vont à l’encontre de nos croyances, nos libertés, et tout ce qu’on croit connaître?

En ce qui concerne Neel (Suneel) on l’aime ou on le déteste, mais je dirais que tout n’est pas blanc ou noir, et si l’on prenais la situation d’un autre point de vue (par exemple si les genres étaient inversés), je pense qu’on aurait plus d’empathie.

Je ne peux pas dire que le roman m’a tenu en haleine dès le départ, mais j’ai quand même eu du mal à le fermer une fois que j’étais rentrée dans le vif du sujet.

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