LE FILS DU PAUVRE de Mouloud Feraoun ★★★☆☆

Description : Un village de la montagne kabyle au début du siècle. C’est là que vivent les Menrad. Ils ne font pas, comme on dit,  » figure de pauvres « . Ils ne se rendent pas compte qu’ils sont pauvres. Ils sont comme les autres ; voilà tout.

Dans ce livre Mouloud Feraoun raconte sa propre histoire. Il était destiné à devenir berger, il a eu plus de chance que la plupart de ses camarades, il a pu étudier, conquérir un diplôme, sortir de la pauvreté. C’est comme pour s’excuser de cette chance qu’il a écrit Le Fils du pauvre, qui est devenu dans l’Algérie d’aujourd’hui, à la lettre, un classique.


MON AVIS:

Je suis mitigée sur cette lecture car il me semble difficile de critiquer une œuvre qui est déjà considérée comme un classique, mais je me dois d’être objective.
Cela faisait un moment que ce livre était dans ma PAL, de plus, c’est une lecture très rapide, juste une centaine de pages.
J’ai trouvé le style très simple mais agréable à lire.
C’est un roman autobiographique mais racontée à la manière d’un roman fictif.
L’histoire est bien contée, mais je n’ai pas réussi à ressentir beaucoup d’empathie pour les personnages, dont le héros, Fouroulou Menrad, anagramme du nom de l’auteur.
L’auteur dit d’ailleurs avoir écrit ce livre pour « s’excuser » de la chance qu’il a eu de ne pas devenir berger mais de pouvoir faire des études.

On comprend vite la morale de l’histoire et on apprécie de découvrir la vie de cette famille, de ce village et de cette Kabylie avec sa culture et ses coutumes à l’époque de la colonisation.

On ne peut qu’admirer et respecter ce livre sur le plan moral et littéraire.
Mais malgré cette admiration presque obligatoire, je ne peux pas dire que j’ai vraiment aimé.
J’ai trouvé que c’était vraiment trop court, presque comme une histoire que l’on résume. Je n’aime pas les livres à rallonge avec de sempiternelles descriptions mais la c’est tout le contraire, j’aurai aimé plus de profondeur.
Je reste donc avec un arrière-goût d’inachevé, d’une œuvre qu’on effleure du bout des doigts sans vraiment pouvoir la contempler.

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