PENSOUILLARD LE HAMSTER :Petit traité de décroissance personnelle du Dr Serge Marquis ★★★☆☆

Salam, Coucou les readers!

Présentation de l’éditeur:

(Développement personnel)

Il s’appelle Pensouillard. C’est un hamster. Un tout petit hamster. Il court. Dans une roulette. À l’intérieur de votre tête. Vous fait la vie dure. Vous la rend même impossible, parfois. Euh. Souvent. Certains jours, il court plus vite que d’autres. Certaines nuits, il vous empêche carrément de dormir.

« Personne ne me comprend. » « Que vont-ils penser de moi ? » « J’aurais donc dû ! » « Pourquoi elle a un chum et pas moi ? » « Pourquoi tout le monde y arrive et pas moi ? »

Pauvre, pauvre petit hamster. Derrière le tapage incessant de Pensouillard se cache votre ego – celui-là même que les guides de croissance personnelle vous apprennent à cajoler. Face aux petits bobos et aux gros tracas de la vie, il vous fait souffrir, vous leurre, vous empêche d’être libre. Comment le remettre à sa place ?

Dans un style vivant et plein d’esprit, le Dr Serge Marquis vous invite à observer les mouvements de votre ego. À vous amuser de ses pitreries. Puis, à ralentir pour trouver la paix. Étape par étape, l’auteur vous guide dans une aventure inattendue, celle de la décroissance personnelle. Une démarche à contre-courant à la fois divertissante et libératrice. Car un petit pas de moins pour Pensouillard, c’est un grand pas de plus pour vous.


Mon avis:

Facile et assez court à lire.

Ses explications sont simples à comprendre et sa métaphore avec le hamster est plutôt pertinente, elle nous aide bien à l’imaginer là-haut dans notre tête, de sorte à pouvoir l’arrêter plus facilement.

En gros, le hamster est notre ego ou notre « petit moi ».

Grand Responsable de nos pensées négatives, de notre colère, nos frustrations, nos sensibleries, nos inquiétudes, ect…

Ce livre est un petit guide qui nous aide à reconnaître ce qui se passe dans notre tête, faire la différence entre les « pensouilures » et les pensées utiles, et donc d’arriver à une plénitude, dans le présent, car notre petit moi ne vit que dans le passé ou l’avenir.

Plusieurs bémols néanmoins sur ce livre:

D’une, il utilise beaucoup d’exemples de la vie quotidienne, mais pratiquement à chaque fois, il s’agit d’un homme, donc on a du mal à s’identifier.

J’aurais aimé un peu plus d’éclectisme dans ses exemples, et pas seulement le basique homme d’affaires de la quarantaine, marié avec des enfants, et qui aime le foot.

Après, c’est plus un point de vue personnel, mais comme l’auteur est athée, il ne respecte pas trop le point de vue de la religion (les religions monothéistes en général) alors qu’il est tout à fait possible de concilier les deux.

Bref, j’aurais quand même retiré de très bons points de cette lecture, maintenant je sais reconnaître mes « pensouillures » et le fait d’imaginer cet hamster dans sa roue m’aide à lui mette un bâton dans la roue et lui dire stop!

C’est aussi marrant quand on assiste à des batailles d’egos (en vrai ou sur Internet) de s’imaginer plein de hamsters qui cavalent dans la tête de gens! 😉

Quelques extraits:

“ Je veux devenir qui je suis, c’està-dire moi-même ! » Malheureusement, la plupart du temps, c’est l’ego qui parle. Le petit moi qui veut devenir un grand moi, unique, aimable, inattaquable.

Or, le petit moi ne pourra jamais devenir luimême, puisqu’il n’est qu’une illusion. Et une illusion, même si elle grossit, ne sera toujours qu’une illusion. Le petit moi est un obstacle qui empêche l’être humain de devenir ce qu’il est vraiment.

Alors, que sommes-nous vraiment ? La réponse est fort simple : nous sommes ce qui, en nous, ne vieillit jamais. La capacité d’aimer, de contempler, de savourer, de donner… Une capacité qui n’a rien à voir avec toutes les idioties d’identification, qu’elles concernent un pays, une voiture, une opinion, une idée, une apparence ou une marque de sous-vêtements. Tout ce à quoi le petit moi s’identifie vieillit, meurt, se désagrège, disparaît.”


“Si les hamsters courent dans les têtes humaines, c’est pour cultiver la certitude qu’il n’y en a pas d’autres comme eux :

Y en a pas comme nous, y en a pas comme nous,

Si y en a, y en a pas, y en a guère,

Y en a pas comme nous, y en a pas comme nous,

Si y en a, y en a pas beaucoup !”


“La plénitude ne peut se vivre que dans l’attention absolue à ce qui est vivant, pas à ce qui est mort ! Les exploits, les réussites, les prix, tout ça est terminé aussitôt que ça apparaît. Ce n’est plus qu’un enregistrement sur le disque dur de la mémoire. Les récompenses ne sont pas la vie, ce ne sont que des inventions du hamster !”

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